Perplexité active
Quand elle retire sa robe blanche et que son corps apparaît presque nu, le choc du vacillement, et avec lui la liste immédiate de tout ce qui pourrait me ramener au stable — Lorsqu’elle enlève sa robe blanche, son corps presque nu me ramène à ce vertige, et je reconnais, en même temps, toutes les manières de m’en tirer. — Elle ôte sa robe blanche, j’aperçois son corps presque nu : le même vacillement revient, et les mêmes solutions de fuite se présentent, prêtes à surgir de l’ombre.
Le simple fait de répéter trois fois la phrase sous une forme légèrement différente permet de rester dans l’entre-deux, de ne pas fuir cette perpléxité et de la rendre active
Au moment de l’accident je peux voir chaque détail de l’habitacle et en dehors de l’habitacle —Au moment du choc le temps s’élargit et je peux prendre le temps d’observer une foule de détails — Au moment où les véhicules se heurtent, l’étonnement provoqué par la lenteur de l’événement déclenche une curiosité froide, clinique.
Répéter la phrase au moment de l’événement m’empêche de m’en échapper. Quand j’écris, la répétition avec nuance fixe l’événement dans un lieu précis. Quand il remonte, il est d’abord une bulle : elle reste ronde un instant à la surface de la signification, avant que les mots ne la percent.