Edito-Mars 2026
Écrire me tient debout. C’est une phrase simple, et elle explique pourquoi ce site existe.
Chaque matin, des carnets. Pas des journaux intimes — des carnets d’autofiction, où ce qui se joue n’est pas la vérité d’une vie mais l’écriture d’une vie. La différence importe. Un journal enregistre. Un carnet transforme. C’est une rampe : ce qui me permet d’avancer, et ce qui donne forme à ce qui vient après.
Car le carnet est aussi un atelier. Écrire des textes sur les carnets, c’est écrire avant d’écrire — c’est une préparation à la fiction. Les fictions naissent de là, ou de préoccupations concomitantes à ce qu’on y inscrit. C’est un même mouvement qui se divise : le carnet pose les pierres, la fiction les assemble autrement. L’un nourrit l’autre, parfois l’un contredit l’autre.
Vous trouverez ici les carnets d’abord — l’épine dorsale du site. Des textes autofictionnels, de la prose qui se cherche, qui tâtonne, qui accumule les jours. Pas des textes achevés : du travail en cours. Ce qui a commencé à faire sens ce matin et que demain reconfigurera peut-être.
Il y a aussi les fictions, organisées en séries — des chantiers en suspens autant qu’en progression. Et une rubrique de Lectures, une histoire personnelle de l’imaginaire : comment on arrive là où on écrit en partant de là où on lit.
Les changements apportés au site :
Sur la page d’accueil, un aperçu d’ensemble des textes de la semaine pour une navigation plus intuitive
Un formulaire d’abonnement pour recevoir une lettre d’information mensuelle — compte rendu des travaux en cours, changements sur le site, nouvelles rubriques, événements (derniers livres publiés)
Modification du formulaire de recherche (petite loupe au bout du menu haut)
En préparation : une navigation thématique pour les lectures croisées
J’aurais aimé trouver un site comme celui-ci quand j’étais plus jeune — quand on n’avait que les carnets d’écrivains, le journal de Kafka, des travaux inachevés conservés comme des reliques après la mort. Maintenant, on peut montrer le boulot en cours. L’incomplet devient visible. C’est un changement.
Ces aménagements servent à ça : rendre la navigation plus légère, documenter les travaux en progression, maintenir un lien avec ceux qui passent par là. Rien de définitif.
Mais d’abord : les carnets. Ma rampe. Ce qui me tient debout chaque matin.
Bienvenue.
