Accueil / Carnets /2019 /10 /Atelier / 14 mars 2026
14 mars 2026 — Le dibbouk

14 mars 2026

J’ai crée un carnet shadow work pour entrepreneurs que j’ai publié sous pseudonyme. Plus d’une centaine de questions qui vont creuser dans l’ombre la plus noire et qui sont censées éclaircir celle-ci, récupérer de l’énergie bloquée etc etc etc, tout ce qui est "à la mode" en ce moment, et d’ailleurs par quoi je suis passé moi-aussi en mon temps, le fameux feel-good Évidemment je ne vais pas faire de publicité pour ce carnet ici. Dans ce cas pourquoi en parler. Parce que pour promouvoir ce carnet par ailleurs il fallait trouver une astuce pour partager ses avantages sur les réseaux et que je ne veux pas mélanger les choses. Fortuitement je découvre la plateforme Medium que je ne connaissais pas. j’ai donc crée un nouveau compte google au nom de l’auteur des carnets puis une fois inscrit j’ai publié mon premier post de promo, à suivre.

Ensuite création de dix posts d’avance pour vanter les vertus du dit carnets selon plusieurs angles que j’ai préparé dans Obsidian avec images IA déjà prêtes à raison d’une publication d’une fois par semaine.
Puis j’ai entamé la création d’un nouveau carnet parce que je n’arrivais plus à monter à l’étage au-dessus de l’atelier et qu’il fallait trouver une solution. Comme nous voulons vendre la maison et qu’il s’agira de vider beaucoup de choses tôt ou tard et connaissant ma procrastination sur le sujet je me suis dit qu’on pouvait joindre l’utile au désagréable. Créer donc un carnet pour artiste qui accumule des choses dont il n’aura sans doute plus besoin, dont il n’a déjà plus besoin.

Ce qui est amusant c’est de constater, tout en calibrant ainsi une sorte de distance entre l’amusement et le sérieux —c’est donc, comment en tentant de s’évader d’un impératif de sécheresse que je m’impose quant au roman noir j’en arrive au même point sur des activités qui d’emblée me paraîtraient n’avoir aucun point commun.

Sauf que là la volonté d’épurer, de désencombrer est trop évidente.


En parlant d’épurer j’ai repris l’ébauche d’un chapitre laissé en plan. Mais ça coince. Je m’essouffle. Ce qui signifie que la nécessité qui porte ce projet n’est pas suffisamment forte. Ou que je ne suis tout bonnement pas encore suffisamment remonté à sa vraie racine.

"—c’est faux. La vérité : tu t’es dégonflé. Tu as maquillé l’aveu en littérature parce que tu n’osais pas le dire cru." ( note du dibbouk)

Le genre impose des codes qui le rendent reconnaissable et donc vendable. Ce que je remarque dans l’Assassin c’est à quel point Jim Thompson creuse la conscience, l’intériorité malade. La profondeur psychologique casse la rigidité de ces codes de l’intérieur. Manchette et Daenincks restent quant à eux dans l’action, le rythme, la brutalité mais ils les ancrent politiquement.

Dans la même rubrique